16.03.2008

UNE JUSTIFICATION A CE BLOG :SUITE ET FIN... PRESQUE

Alors que faire: je l'ai déjà dit ici- même: parler, dénoncer dans la presse, auprès d'avocats, de syndicalistes, sur des blogs....

Ne pas se taire. Se défendre. Vos collègues se taisent, font les ignorants, font les ceux qui ne savaient pas ou qui ne comprennaient pas...

Peu importe, l'épouse, la compagne, l'époux doivent savoir et vous épauler.

Non! ça ne passera pas avec deux jours de congès, deux cachets d'aspirine ou une visite chez le toubib.

Ne vous taisez pas: salariés de tous les secteurs.

S IL FALLAIT UNE JUSTIFICATION A CE BLOG

La souffrance:

Le danger, ce n'est pas le stress ordinaire que chacun peut ressentir lorsqu'une tâche difficile se présente... nous dit le journaliste de la revue...

Non! la véritable souffrance au travil survien lorqu'un salarié ne parvient plus à faire  face aux épreuves, petites ou grandes, de la vie professionnelle. Lorsqu'il perd ses moyens, panique, somatise et craque.

Et nous sommes tous concernés: pression économique, peur du chômage, conditionnements sociaux, responsabilités individuelles.  

 Oui! personne n'est à l'abri d'une dégradation de ses conditions de travail, de vexations d'un supérieur hiérarchique, d'une mise au placard, d'une mise au ban du groupe dans lequel vous êtes censé faire bonne figure.

LA JUSTIFICATION DE CE BLOG

S' il fallait trouver une justification à ce blog, vous la trouverez dans le numéro 2228 du Nouvel Observateur: titre: TOUS STRESSES!

Plusieurs pages sont consacrées à la souffrance au travail qui devient une priorité au travail.

Le stress qui tue, course à la productivité et isolement des salariés sont responsables de ce fléau.

On coule des jours heureux, une vie privée sans souci , des années d'expérience, et puis un "couillon" arrive ,"un chef" qui entend rebooster des chiffres,des ventes ou je ne sais quoi.Nouveaux objectifs, fiction de l'éphémère, nouvelle turpitude, insultes, déclassement, oubli, placardisation...

La déprime s'installe , douleur, visite chez les médecins, etc...

La famille est laissée dans l'ignorence: honte d'exprimer ce qui fait mal, honte de devoir prouver que ce n'est pas soi qui fait problème mais le nouveau "couillon" qui entend faire ses preuves sur votre dos.

Honte parceque vos collègues se taisent.

04.03.2008

LA MORT D'UN HOMME AU TRAVAIL: CIRCULEZ

Circulez! y a rien à voir! 

La direction nationale de BNP PARIBAS n'a pas souhaité répondre aux questions de FRANCE INFO.

Elle indique dans une interview à l'AFP avoir : "mobilisé tous les moyens nécessaires pour essayer de comprendre et collaborer aux procédures en cours."

NB: le prénom de l' épouse: MARIE a été changé pour permettre à la personne de rester anonyme.

LA MORT D'UN HOMME AU TRAVAIL

MARDI 4 MARS 2008 

Daniel, 45 ans, marié et père de deux enfants, était conseiller en patrimoine financier à Villefranche-de-Rouergue, dans l’Aveyron. Sa veuve estime que la banque est responsable de la mort de son mari. Elle a porté plainte contre X.

“Quand j’ai vu les lettres, j’ai tout de suite compris”. Son épouse se souvient très bien, ce lundi 21 janvier. “Le lundi matin il était vivant”. Cela faisait deux ou trois mois qu’il n’allait pas bien. Mais il ne parlait jamais de ses problèmes de travail.

A midi, pour la première fois, Daniel s’est confié. Il lui a raconté une réunion qui s’était mal passée avec sa direction, à Albi, quatre jours plus tôt. “On lui a reproché de ne pas avoir atteint son objectif de vente de produits financiers. Des Sicav, des choses comme ça. Mon mari ne voulait pas placer ces produits. Il est dans cette agence depuis une vingtaine d’années. Il connaît très bien ses clients. Il disait que ça aurait été les "entuber".” D’après elle, pendant cette réunion, les chefs de Daniel lui auraient également parlé d’une mutation. Selon elle, son mari avait le sentiment d’être “pris pour une merde, pour un pion ! Cette réunion a achevé de l’enfoncer.”

Pendant la dernière discussion qu’il a eue avec sa femme, Daniel lui a dit qu’il avait rendez-vous chez le médecin à 17h30, “pour se faire arrêter 15 jours”. “Ne m’attends pas. Occupe-toi des enfants pour le goûter et les devoirs.” Le soir, Daniel n’était toujours pas rentré. En allant fermer les volets, elle a découvert deux lettres sur sa table de chevet. L’une pour elle, l’autre pour ses enfants. Daniel s’était tué quelques heures plus tôt dans l’agence où il travaillait. Comme tous les lundis, la banque était fermée. Les gendarmes ont découvert une troisième lettre sous son clavier d’ordinateur. Une lettre destinée à sa direction.

La veuve a porté plainte contre X. “J’espère que ça va aboutir à punir ceux qui ont fait du mal à mon mari. Et que ça ne se renouvellera jamais.” Le secrétaire général de la CGT des banques et assurances, Patrick Lichaud dénonce “une pression de plus en plus forte sur les salariés du secteur. Il s’agit pour les banques d’avoir des taux de rentabilité de plus en plus importants”.

La direction nationale de BNP Paribas n’a pas souhaité répondre à nos questions. Elle indique avoir “mobilisé tous les moyens nécessaires pour essayer de comprendre” et “collaborer aux procédures en cours”.

(Source :
France Info)

ça se passe de commentaire et l'information n'a pas été reprise par les télévisions.

Le salarié en question travaillait dans une agence BNP PARIBAS.

27.09.2007

POUR UN NOUVEAU DIALOGUE SOCIAL

Tenez! les cellules psychologiques font flores.

Avons nous trop de psychologues qui après leur bac+5 "glandouillent" comme le dit Mme F Amara( oui la dame qui pilote avec une autre la politique de la ville).

Ou alors avons nous si peur: chiens/chats/poissons écrasés: consultez d'urgence le psychologue.Drame sur la route:envoiture en car à cheval:conultez d'urgence le psychologue: d'ailleurs il faudra bien "faire son deuil":parole de psychologues ou que "la justice passe ou se fasse":paroles de justiciables.

A quoi devons-nous celà:à la revue psychologie, à l'air du temps, au besoin d'être rassuré, au besoin que d'autres nous disent ce que nous devons faire: ah! comme il est bon que d'autres prennent des décisions à notre place. 

 

23.07.2007

DESESPERANCE

Alors! l'entreprise serait-elle devenue par la force du capitalisme le terrain de toutes les dangerosités, un lieu de survie, un lieu pour toutes les batailles, un lieu  pour les compétitions. Batailler pour survivre?

Des vainqueurs: certainement, des vaincus: le capitalisme en fabriquera encore.De nombreuses sociétés ferment alors qu'elles offrent une bonne rentabilité: ARENA, LU et bien d'autres encore. Grandeur et décadence. Qui arrivera à comprendre que ce qui fonctionne bien doit être détruit? Y aura- t'il un manuel d'économie pour m'expliquer cette affaire.Que dira t'on aux élèves des classes de terminale en économie?

Arrivera t'on à expliquer le mépris. Et pour les salariés en question. Qui s'en occupera demain?: les cabinets d'out-placement, les conventions de reclassement professionnel, nos agences pour l'emploi: moi-même avec d'autres...    

Mais pourquoi diable  faut-il mourir au travail? Que vaut une vie? que vaut la vie?  

DESESPERANCE

le CHSCT est le lieu évident pour dire des choses sur les conditions de travail et pas forcément pour visiter la n'ième fois les locaux de l'entreprise pour y trouver je ne sais quoi.

Oui, l'employeur n'est plus ce personnage paternaliste d'avant,visitant tout un chacun dans son nouveau logement prêté par l'entreprise près du lieu de travail pour éviter les retards et autres absences pour les travaux des champs.

Au début des années 60 ( en 1961), l'employeur , ( cette grande entreprise Rhône-Poulenc de l'époque, devenue Avantis aujourd'hui)  avait prêté le logement à mes parents près du lieu de travail de mon Père.

Fièr, il l'était. Il en connaissait, cependant,  la contrepartie. Colos de vacances pour nous. Cadeaux pour la fête des Mamans. Oui. C'était aussi cela:l'entreprise. Il faisait les 3*8, je ne l'ai presque jamais vu enfant. Mais bon, il y avait une forme de grandeur: travailler pour "une bonne entreprise" . Je vous le dis encore, il était fièr.

Le paternalisme a été moqué: il avait ses travers.Il a disparu, laissant le capitalisme devenir brutal, froid,arrogant.

Il n'est plus question que du CAC40, des indices, de la rentabilité. L'entreprise doit être rentable, vendre pour gagner de l'argent qui sera redistribué dans le capital ou en salaire( ou participation). 

 

 

   

DESESPERANCE

Bien sûr, les questions de suicide doivent être abordées avec prudence et les amalgames vous sautent assez vite au visage.D'ailleurs n'a-t'on pas dit , il y a peu, pour la dernière personne à Mulhouse: qu'il s'agissait d'abord de soucis conjugaux.

Allons donc! bien sûr qu'il y a une part d'intime dans ce geste. Mais alors pourquoi se suicider sur son lieu de travail. On peut le faire chez soi, en forêt ou ailleurs.

Non! il y a quelque chose de bien réel dans tout ça: l'entreprise ne serait-elle pas devenue un lieu propice à la désespérance. Préoccupant:oui. On crée des numéros verts, des cellules d'écoute de partout. Il y a donc quelque chose.

La peur gagne la hiérarchie.Et pourtant, n'y a t'il pas des lieux de concertations prévus: Le CRHSCT.

Lieu de dialogue, d'écoute, de décisions. Ce bon CRHSCT: ne sert'il à rien? 

18.07.2007

UN DE PLUS: NON

Un de plus. NON. Vous direz avec moi: Non.

Que de dégâts....

Alors: que faut-il faire: Résister? en parler? le faire savoir autour de la machine à café?

Mais quant on est "dans le collimateur" de ce hiérarchique et que chez soi: c'est difficile à dire à son épouse ou compagne, que rest-il ? au bout du compte ? le suicide.

Oui. Je suis encore bien triste et plus que cela.

Etre dans le collimateur: ça peut se dire ici et je peux le faire savoir à d'autres.

Ne rigolez pas. Je suis sorti il ya quelques années d'un collimateur. Je peux donc en dire quelque chose.

Mais vous aussi, vous pouvez témoigner ici.

     

 

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